Saint Charbel Makhlouf : le plus grand guérisseur de toute l'histoire

25/01/2025

Les interventions, apparitions et intercessions de Saint Charbel Makhlouf (1828-1898) sont comparables à celles de Jésus dans les Évangiles: 29349 miracles reconnus - dont de très nombreuses guérisons, aussi bien de son vivant qu'après sa mort - fort documentés au 03.05.23 par le Père Luis Matar, archiviste de l'Ordre Libanais Maronite au sanctuaire d'Annaya. Le plus grand miracle, depuis 125 ans, est son corps intact, avec souplesse des membres et sudation continue d'une "huile rosâtre" qui guérit à son contact.

Le cadavre se met même à saigner lorsqu'on pratique une entaille dans la peau. Les guérisons se produisent bien au-delà du Liban, sur tous les continents, au sein de diverses cultures, toutes religions confondues (chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindous, juifs, druzes, alaouites, athées, etc.) et convertissent définitivement leurs bénéficiaires. 

Le corps intact de Charbel Maklouf

Ainsi en a-t-il été du ministre des finances libanais Emile Lahloud en 1950, musulman devenu chrétien. De sorte que Saint Charbel sera le premier maronite canonisé par l'Église catholique le 5 décembre 1965, par le pape Paul VI en la Basilique Saint-Pierre de Rome. Il est universellement aimé en Orient comme en Occident depuis plus d'un siècle.

Émile Lehloud, ministre des finances libanais, guéri par Saint Charbel

Saint charbel : le plus grand thaumaturge de l'histoire. 1850: une nuit, Charbel demande à un serviteur de mettre de l'huile dans sa lampe. Par inadvertance, ce dernier y verse de l'eau. Mais la lampe s'allume quand même et la flamme brille toute la nuit. 1875: Charbet, appelé au chevet d'un enfant mourant, atteint de fièvre thyphoïde, lui passe un mouchoir mouillé sur le front, et l'enfant s'éveille soudain: "Père Charbel!", lequel répond "Glorifiez Dieu, le malade est guéri! Donnez-lui à manger!" 

L'enfant vivra jusqu'à 85 ans et, devenu médecin, soignera plusieurs fois le futur Saint. D'autres prodiges sont d'allure biblique: des sauterelles envahissent la région du monastère à plusieurs reprises, mais des preuves topographiques montrent que les champs bénis par Charbel restent intacts, au milieu d'un paysage entièrement dévasté au alentours. 

Un jour, un certain Maroun Abi Ramia se rend à l'ermitage d'Annaya afin de demander la prière du père Charbel et de l'eau bénite pour son fils gravement malade. Les médecins lui avaient annoncé qu'il n'y avait plus d'espoir de guérison . Après avoir vu l'ermite, Maroun prend le chemin du retour pressé et inquiet. Le voyant si affligé, le père Charbel saisi de pitié dit à son compagnon: "Appelle-le et dis-lui d'aller lentement, car son fils est bien portant!" Lorsque l'homme arriva chez lui, il trouva son fils guéri. 

Le 16 décembre 1898, Charbel est frappé d'une attaque alors qu'il célèbre la messe. Il continue de tenir le calice jusqu'à la fin de la messe, malgré sa paralysie, avant de perdre connaissance. Les funérailles de Charbel se déroulent le jour de Noël. Dans le ciel, une lumière très brillante éclaire la façade du monastère mieux qu'en plein jour, au-dessus de la tombe, selon de très nombreux villageois et soldats, y compris chiites. 

Les témoignages de ces prodiges ne sont pas rapportés uniquement par des individus isolés, mais aussi par des foules, telle la mystérieuse clarté apparue durablement après la mort du saint à l'emplacement de sa tombe. La thèse de la « contagion affective » ou de la « suggestion mentale » ne tient pas face aux multiples guérisons organiques recensées. Par ailleurs, parmi les personnes guéries par la prière de saint Charbel, une sur dix n'est pas chrétienne.

Retour sur quelques guérisons vérifiées:

1936: Soeur Marie Abel Kamary. Elle entra au couvent des Soeurs des Saints Coeurs en 1929. Son état de santé était normal jusqu'en 1936 où elle commença à avoir des maux à l'estomac. Elle vomissait tout ce qu'elle mangeait. Elle fut examinée par un grand nombre de spécialistes qui indiquèrent la présence d'un ulcère gastrique. Les examens radiologiques révélèrent que la foie, la vésicule biliaire et les reins étaient attachés les uns aux autres de sorte qu'ils ne fonctionnaient plus normalement. Elle subit deux opérations dont l'une demeura 4 heures mais sans aucun résultat positif.

Par conséquent, les maux s'accrurent et la souffrance aura 14 ans. Elle perdit beaucoup de poids puisqu'elle rejetait tout ce qu'elle avalait outre que la douleur qu'elle éprouvait aux os. Plusieurs symptômes apparurent: Paralysie de la main droite, agacement des dents… La fin était imminente. Elle entendit à propos des miracles de Père Charbel; elle se mit à l'implorer demandant son intercession jusqu'au jour où elle le vit dans le rêve: il leva ses mains et la bénit.

Elle quitta Bekfaya pour visiter Annaya avec les soeurs. Elle arriva au couvent dans un état pitoyable. On l'amena à la tombe du Saint. A peine eut-elle touché la pierre tombale qu'elle sentit un courant au dos. Elle vit, pendant qu'elle priait devant la tombe, le nom de Saint Charbel gravé sur la dalle et couronné de gouttes de sueur luisantes. Elle les essuya avec son voile et massa l'endroit de la douleur. Ainsi, elle se leva pour marcher. 

1950: Iskandar Obeid, de Baabdat. Il devint borgne en 1937 suite à un accident. Dr. Négrier l'examina et comme il ne remarqua aucune amélioration, il lui conseilla de l'arracher pour éviter l'infection du bon oeil. Dr. Salhab le montra aux spécialistes les plus célèbres de Beyrouth qui lui conseillèrent également de l'arracher. Il demeura dans cet état jusqu'à l'apparition des miracles de Saint Charbel en 1950. Il se livra à la prière et à la communion. Il vit plus tard Saint Charbel dans le rêve; celui-ci lui demanda d'aller au couvent. Il passa une journée en priant au monastère Saint Maron et s'endormit auprès du tombeau.

Depuis, il sentit une douleur à l'oeil et en tira bon augure en attendant la guérison. Quand il fut de retour à Baabdat, une douleur accrue voire insupportable l'accabla. Il s'endormit après et fit le rêve suivant: Il était à l'entrée du couvent Mar Moussa en train de vider rune voiture de charge. Soudain, le chauffeur le piqua à l'oeil avec une barre de fer. A ce moment-là, il se réveilla effrayé.

Il refit le-même plus tard mais cette fois-ci un moine lui poudra l'œil avec une substance. Il lui dit:" vous allez beaucoup souffrir mais vous serez guéri en fin de compte." Le moine disparut ensuite. Iskandar jeta un regard et lit les mots suivants gravés par terre: Père Charbel, serviteur de Dieu. Il sursauta, couvrit le bon œil avec un voile et vit clairement l'image du Saint placée en face. Il se mit à crier avec sa femme. Les voisins accoururent, lancèrent des cris d'allégresse et chantèrent des prières.

1965: Mariam Assaf Awad. Sa mère s'appelle Loulou, son père Assaf, son mari Ibrahim Awad. Selon sa carte d'identité syrienne, Mariam est née à Chacra, Ezra Dara (Syria), elle est domiciliée à Hammana (Liban), son mari est mort depuis dix-neuf ans, elle a un fils qui s'appelle Girios et qui est marié. "Grec-Catholique'', illétrée, pratiquant messes et sacrements dans les églises de Hammana.

Elle a subi trois opérations en 1963 et en 1965: 2 opérations: l'une à l'estomac et l'autre aux intestins, et la troisième à la partie droite du cou. Toutes les maladies que cette malade a présenté sont de nature cancereuse: la première un cancer du caccum qui a été enlevé, la deuxième sur l'estomac qui semblait d'après le rapport medical un cancer envahissant, et la troisième est un cancer de l'amygdale. Le docteur lui a prit une photo de la masse bucale et a fait un prélèvement sur la masse pour examen, mais il ne lui a pas préscrit aucun médicament, ce qui a créé en elle un soupçon sur la nature du mal. Elle s'est mise à prier le Bienheureux Charbel…

Mariam fut atteinte aux deux amygdales, elle souffrait beaucoup, elle avalait avec difficulté, sa voix s'est affaiblie, l'amygdale est devenu rouge et de la grosseur d'une noix. Elle a refusé de prendre aucun traitement et de subir les séances de radiothérapie payante, elle a demandé soit la guérison, soit la force de résister à la maladie. Assise dans son lit, Mariam a adressé des prières et des invocations personnelles à Saint Charbel: "De grâce, Ô Saint Charbel, vous qui avait guéri les aveugles et les estropiés, guérissez-moi de cette maladie, et une fois guérie je vous remercirai dans votre sanctuaire."

Elle avait prié juste le soir avant de se coucher et le lendemain, elle était guérie. La masse a diminué jusqu'à disparaître totalement le quatrième jour de son invocation. A part la tumeur de la gorge, les autres parties de son corps étaient saines et ne lui causaient aucune souffrance. Mariam s'est rendue au couvent Saint Maron tombeau de Saint Charbel, le priant et le remerciant.

1993: Noad El Shami (miracle authentifié par la médecine). Victime d'AVC qui la paralyse sur tout le coté gauche du corps (carotides bouchées), Saint Charbel lui apparaît le 22 décembre à 2h du matin, son visage méconnaissable dans une grande lumière. Il lui dit "N'aie crainte, je suis venu t'opérer", et Noad découvre à son réveil deux cicatrices à son cou, avec des fils de suture visibles, tous en soie d'origine inconnue, avec trois extrémités, dont chacune a été utilisée pour recoudre. Une radiographie révélera une opération chirurgicale surnaturelle et bilatérale de la carotide. À son réveil, Noad n'est plus hémiplégique : elle boit, retrouve l'usage de sa main et remarche miraculeusement. 

Saint Charbel réapparaît alors et lui fait savoir: "Ne laisse pas les gens! Je t'ai guérie par la puissance de Dieu pour qu'ils te voient! Parce que certains se sont éloignés de la prière, de l'Église et du respect des saints. Celui qui veut de moi quelque chose, moi, le père Charbel, je suis toujours présent à l'ermitage. Je te demande de visiter l'ermitage le 22 de chaque mois et de participer à la messe durant toute ta vie". Et tous les 22 du mois, les cicatrices de Noad saignent d'un sang qui n'est pas le sien, avant de se refermer d'elles-mêmes, une fois la journée écoulée. Voir en fin d'article son magnifique témoignage exhaustif.

1994: une fratrie dont l'aînée a 11 ans est seule à la maison en l'absence de la mère, à l'hôpital avec sa petite fille malade. C'est alors qu'un imam âgé, habillé d'une robe noire, portant une capuche sur la tête et ayant une longue barbe blanche, vient et rassure les enfants: "N'ayez pas peur !". Faute de carburant, la maison n'est pas chauffée. L'homme âgé apporte un bidon vide, remplit le réservoir du chauffage et allume le feu. Il prépare ensuite un plat de riz au lait et aide les enfants à faire leurs devoirs (tous auront 20/20 le lendemain). 

Après plusieurs heures d'absence, la mère revient. La petite fille lui demande: "Tu n'as pas vu l'imam sortir?". La mère répond: "Non. Qui est cet imam?" L'enfant lui explique: "Il nous a cuisiné du riz au lait, a mis le chauffage, nous a donné des cours et m'a répété à plusieurs reprises: N'aie pas peur!". La femme remarque alors la marmite encore chaude et s'exclame: "Louange à Dieu pour tout ce qu'il a fait". Quelques jours plus tard, lors d'une visite chez une amie chrétienne, la petite voit une photo de saint Charbel accrochée au mur et le montre à sa mère en s'écriant: "C'est lui l'imam qui est venu chez nous l'autre soir!".

1995: Saint Charbel apparaît au Burkina Faso pour rendre service à un jeune homme tombé en panne sèche au milieu de la brousse. En Argentine, un pilote et ses trois compagnons ont à peine décollé que le moteur de l'avion tombe en panne. Munis d'une petite image du Saint, ils l'appellent à l'aide. L'avion s'écrase mais les quatre passagers s'en sortent indemnes. 

2005: une femme d'origine philippine apprend que sa mère au pays est mourante. La famille chez qui elle vit lui propose de rendre visite à saint Charbel à Annaya. Elle prie plus de deux heures auprès du tombeau. A son retour, la jeune femme reçoit un appel de sa mère qui la remercie pour le médecin qu'elle lui a envoyé du Liban. Surprise, elle répond n'avoir envoyé personne, mais sa mère insiste, précisant que le médecin s'est présenté comme étant un médecin du Liban envoyé par sa fille. Elle le décrit habillé d'une longue robe noire avec une longue barbe blanche et indique qu'il est passé vers 13h15. La jeune femme comprend alors que saint Charbel en personne a soigné sa mère au moment même où elle priait sur son tombeau.

Miracles de 2023

Un miracle enregistré le 3 décembre 2023

Thérèse Youssef Al-Khoury Fahd a une douleur sévère à la tête et commence à oublier certaines choses, ayant le plus grand mal à se concentrer. Elle entre à l'hôpital le 16 novembre, et subit deux imagerie par résonance magnétique - IRM à deux endroits différents. Le résultat montre qu'il y a une grosse tumeur circulaire au cerveau et une chirurgie devrait être pratiquée à la tête pour éradiquer la maladie. Mme Fahd a très peur et va visiter le sanctuaire de saint Charbel à Annaya. 

Elle demande son intercession auprès du Seigneur Jésus-Christ. Elle avale de la terre de sa tombe, boit de l'huile et appelle une bénédiction. Elle prie avec foi et confiance saint Charbel qu'il intercède pour elle et qu'il la guérit. De retour du sanctuaire, le résultat clinique montre que la tumeur circulaire a disparu. Mme Fahd n'a plus besoin de chirurgie, car la guérison est faite. Elle rend visite en compagnie de sa famille pour remercier saint Charbel, le médecin céleste! 

Un miracle enregistré le 5 décembre 2023

Hoda Antoine Chalhoub présente un cancer des poumons et a un besoin urgent d'une greffe. Elle rend visite à saint Charbel et elle lui demande avec foi d'intercéder pour elle devant le Seigneur Jésus-Christ et de la guérir. Elle prit une bénédiction de la tombe de saint Charbel, a bu de l'huile et la nuit elle sentait l'odeur de l'encens. Le résultat de sa biopsie montre que les cellules cancéreuses ont disparu des poumons, contrairement à ce qui a été confirmé par les tests et les radiographies du début. Depuis, elle a l'intention de visiter saint Charbel avec sa famille et de le remercier pour la grâce de guérison.

Deux miracles enregistrés le 10 décembre 2023

  1. Christ Élie Goros, souffrant de problèmes de santé au niveau des reins. Après deux ans d'examens, et l'imploration de saint Charbel, un test montre que ses reins sont guéris, qu'il n'a plus besoin d'une greffe imminente, car sa récupération a été faite. Il alla avec la famille remercier saint Charbel à Annaya pour son intercession.
  2. Jihad Anthony Tony, Corban, Jihad Corban, un garçon de deux ans et trois mois, a eu mal à parler, ce qui a amené ses parents à soupçonner qu'il y avait un problème auditif. Après la visite de deux spécialistes chevronnés, l'un deux recommanda aux parents que leur fils avait besoin de porter des prothèses à vie. La nuit, le papa de Jihad, lui essuya l'oreille avec de l'huile de saint Charbel. Le lendemain matin, le petit garçon commença à dire de nouveaux mots qu'il n'avait jamais prononcés auparavant. Son ouïe est redevenue naturelle et très bonne grâce aux huiles de saint Charbel. Et la famille remercia saint Charbel pour son intercession, auprès de leur fils Jihad devant le Seigneur Jésus-Christ, et pour la grâce de sa guérison.

Le miracle du corps intact de saint Charbel

La dépouille de saint Charbel a été exhumée et analysée plusieurs fois (la dernière date de 1950, soit 52 années après sa mort), à des époques différentes et par des témoins variés. Ces derniers observent tous que son corps est identique à celui d'un dormeur. Il exsude aussi un liquide au contact duquel nombre de guérisons se produisent. Ce liquide s'écoule du corps de saint Charbel pendant 79 ans, soit jusqu'à l'année de la canonisation. Très étrangement, son corps saigne de la même façon qu'un être vivant. Les saignements observés lancent un défi à la science, incapable encore aujourd'hui d'expliquer comment un organisme mort peut continuer d'émettre du sang frais durant des décennies. La quantité invraisemblable de sang écoulé du corps depuis 1898 n'a aucune explication naturelle.

Extraits de "La mémoire du soleil, aux frontières de la mort", par le docteur Hubert Larcher

"La première exhumation eut lieu en 1899, suite à l'inondation du caveau où il était enterré, et il fut constaté que la tombe était un veritable bourbier, et que le corps du père Charbel flottait sur la boue et que 'malgré cela, le corps, débarrassé de la moisissure qui le recouvrait, se trouvait intact dans tous ses membres. Pas un poil de barbe, pas un cheveu n'était tombé. […] Sur le visage et les mains, une certaine moisissure blanche semblable à du coton fin', et 'le corps était souple, tendre, suintant un sang frais sans aucune trace de corruption, comme si on venait de l'enterrer à l'instant même'. Un autre témoignage dit: 'Une couche épaisse de moisissures couvrait son visage, ses mains et sa poitrine. Lorsqu'elle fut grattée, son corps parut rougeâtre et un sang frais mêlé d'eau coula de son côté.' Ces phénomènes ne sont pas en soi surnaturels. Comme dans le cas de Thérèse d'Avila, les suintements sont tout à fait explicables. 

Les jours suivants, le corps, dont les vêtements avaient été changés, produisait encore une quantité certaine de fluides, si bien qu'il fut pris la décision de l'éviscérer pour tenter de mettre fin aux suintements. En 1900, on entreprit même de le faire sécher sur une terrasse. En 1927, le corps fut placé dans un nouveau cercueil, zingué, avec un rapport médical signé du professeur Armand Jouffroy et du docteur Balthazar Malkonien, tous deux de l'Université de Beyrouth, rapport qui attestait de la production par le corps de liquides. Le cercueil fut inhumé surélevé à la tête, afin que le liquide ne stagne pas sous le corps. Et la sépulture fut fermée par un épais mur de pierre. En 1950, des pèlerins remarquèrent un suintement au pied du mur qui fermait le tombeau. Le père supérieur du couvent fit rouvrir le tombeau, et constata que 'l'extrêmité déclive du cercueil laissait suinter un liquide sanguinolent'. 

Le corps fut mis dans un nouveau cercueil, et le tombeau fut cimenté de nouveau. Le docteur Georges Choukrallah témoigne: 'Après avoir examiné maintes fois ce corps intact, j'ai été toujours étonné de son état de conservation, et surtout de ce liquide rougeâtre qu'il suinte. C'est un phénomène si unique qu'aucun médecin n'en a peut-être vu de semblable.' Et il ajoute : 'Supposons que le liquide que suinte le corps par jour ne pèse que 1 gramme, ce qui fait, durant cinquante-quatre ans, 19 kilos 764 grammes. Or, la quantité moyenne du sang et d'autres liquides contenus dans le corps humain est de 5 litres. Le moins ne donne pas le plus, principe évident par lui-même; mais le liquide rouge que déverse le corps du père Charbel dépasse de beaucoup un gramme par 24 heures. Une source aurait dû tarir si elle n'est pas alimentée depuis un demi-siècle."

Trois cas extraordinaires d'incorruption de la chair, ceux de sainte Thérèse d'Avila, de Saint Charbel Makhlouf et de sainte Roseline de Villeneuve, qui sont loin d'être uniques, nous invitent à étudier les causes de ces surprenantes conservations. Elles montrent qu'il existe une véritable physiologie de la mort et que celle-ci s'accompagne d'une singulière alchimie chez les myroblytes, ces corps qui, refroidis comme des hibernants, se rapprochent de la nature végétale en distillant des baumes aux étranges propriétés et des parfums d'odeur de sainteté. L'homogénéisation lente et progressive de leur nouveau milieu intérieur, qui se substitue au sang circulant du vivant, s'accompagne de fluctuations déroutantes dont la plus mystérieuse est la variation de masse du sang de saint Janvier à Naples. Quelles sont les relations entre cette masse, l'énergie et la vitesse de la lumière? La vie, l'âme de la chair est dans le sang, comme si ce film liquide avait intégré, au cours de l'évolution, la mémoire du soleil pour permettre à la conscience d'accéder à cette autre lumière que le poète O.V. de L. MILOSZ appelait le Soleil de la Mémoire. Dans ce livre se trouvent systématiquement rassemblées de multiples données, jusqu'ici restées éparses et fragmentaires, sur la thanatologie ou science de la mort. Ces données convergent au point de constituer les premiers éléments d'une hypothèse cohérente dont les conséquences expérimentales possibles pourraient, un jour, nous amener jusqu'aux frontières biologique de la résurrection de la chair.

Le magnifique témoignage de la miraculée Nohad El Chami (15 août 1993)

« Je suis Nohad, épouse de Semaan El-Chami du village de Mzerib - Jbail. J'ai 55 ans et je suis mère de 12 enfants : 7 garçons et 5 filles. Ma main et ma jambe gauches ainsi que ma langue furent frappées de paralysie pendant la nuit du 9 janvier 1993. Je suis entrée à l'hôpital de Notre Dame Maritime à Jbail. Je fus examinée par Dr Joseph El-Chami, spécialiste des maladies cardiovasculaires et nerveuses. J'ai reçu des soins intensifs avant de commencer le traitement avec Dr Antoine Nachanakian et Dr Majid El-Chami, le médecin de famille.

Après avoir suivi un traitement radiologique et fait des examens médicaux, les résultats ont montré que je souffre d'une artériosclérose au cou : le côté gauche était atteint à 80% et le côté droit à 70%, ce qui a causé une hémiplégie. Le médecin m'a dit que cette maladie est incurable. On m'a conseillé de retourner à la maison parce qu'après trois mois je devrai entrer à l'hôpital Hôtel Dieu afin de subir un nouvel examen radiologique. Les médecins m'ont déjà informée de la nécessité de m'opérer pour remplacer les vaisseaux bouchés par d'autres en plastique.
Mon fils aîné "Saad" a visité le couvent Saint Maron à Annaya. Il m'a cherché de l'huile et quelques morceaux de terre de la tombe de Saint Charbel. Quand ma fille m'a massée les membres malades, j'ai senti un fourmillement à la main ainsi qu'à la jambe.

Neuf jours après, j'ai quitté l'hôpital, mais j'étais obligée de rester chez moi au lit. Mes enfants me donnèrent à manger et à boire à l'aide d'une paille. Je suis restée trois jours dans cet état.
Un jour, alors que je dormais, j'ai vu au cours du rêve que je montais l'escalier de l'ermitage à Annaya; j'ai assisté à la messe avec les moines et Saint Charbel m'a communié. Le 22 janvier 1993, dans la nuit de jeudi à vendredi, j'ai éprouvé une douleur à la tête et j'ai eu mal à la partie droite de mon corps. J'ai prié alors la Sainte Vierge et Saint Charbel. Je leur ai dit : "Qu'ai-je donc fait ? Pourquoi m'avez-vous paralysée ? J'ai élevé douze enfants dans la prière et avec persévérance. Je ne vous dicte pas ma volonté, mais si vous désirez me guérir, faites-le, sinon laissez-moi mourir. Faites ce que bon vous semble, je suis consentante !".

Mon mari et mes enfants m'ont laissée afin que je dorme et me repose. À 23 heures et pendant que je dormais, j'ai aperçu dans le rêve un rayon de lumière qui pénétrait ma chambre. J'ai vu également deux moines se dirigeant vers mon lit. L'un d'eux s'est approché de moi et m'a touché le cou. "Je viens vous opérer", a-t-il dit. J'ai jeté un regard, mais je n'ai pas pu voir son visage à cause de la lumière intense qui émanait de ses yeux et de son corps. Avec une voix troublée, je lui ai répondu: "Mon père, pourquoi voulez-vous m'opérer ? Ils ne m'ont pas recommandé une opération".

"Si, il faut que vous subissiez une opération. Je suis Père Charbel et je vous opérerai moi-même". Je me suis tournée alors vers la statue de la Sainte Vierge qui se trouve près de moi : "ô Vierge! Intercédez pour moi. Comment ces moines veulent-ils m'opérer et suturer mes plaies sans que je sois anesthésiée ?"
J'ai vu alors la Sainte Vierge en face de moi avec les moines. À ce moment-là, j'ai senti une douleur poignante sous les doigts de Saint Charbel qui massait mon cou. Une fois l'opération chirurgicale achevée, l'autre moine s'approcha de moi pour m'aider à m'asseoir. Il prit un oreiller et le mit derrière mon dos. Puis il prit le verre d'eau qui se trouve près de moi, enleva la paille, mit sa main derrière ma tête et me dit : "buvez". Je lui ai répondu : "Mon père, je n'arrive pas à boire sans la paille". "Nous vous avons opérée, vous devez boire maintenant et ensuite marcher", répliqua-t-il.

Je me suis réveillée plus tard et me suis trouvée assise dans la position où m'a laissée le moine. De même, je me suis rendue compte que je peux boire normalement. J'ai vu la statue de la Sainte Vierge posée sur la table comme d'habitude et j'ai senti une douleur cuisante à la gorge et sans faire attention j'ai touché le cou pour voir ce qui s'est passé. J'ai remarqué alors que ma main paralysée se meut normalement ainsi que ma jambe. 

Je me suis levée alors à peine consciente et je me suis mise à genoux devant l'image de Saint Charbel et celle de la Sainte Vierge pour les remercier. Je suis entrée tout de suite à la salle de bain et je me suis regardée dans le miroir. J'ai vu deux plaies au cou, l'une à droite et l'autre à gauche, chacune de 12 cm environ. Il était déjà deux heures du matin. Puis, je me suis précipitée vers la chambre voisine où mon mari dormait. J'ai réveillé mon mari Semaan qui me dit en sursautant à haute voix : "Comment te lèves-tu seule ? Tu risques de tomber par terre !".

J'ai levé la main et lui ai répondu: "n'aie pas peur, Saint Charbel m'a opérée et j'arrive à marcher". Le matin, mon fils et mon mari m'ont accompagnée à l'ermitage Saints Pierre et Paul pour que j'exprime ma reconnaissance à Saint Charbel. Quand nous nous sommes retournés, les voisins et les proches qui venaient me rendre visite régulièrement, ont été ébahis à l'annonce de la nouvelle qui s'est répandue partout. Nous avons reçu également de nombreux visiteurs venant de différentes régions libanaises et de l'étranger et notre maison fut bondée de monde.

Après ma guérison d'une semaine, Père Abdou Yaacoub, curé de Halat, ainsi que Dr Majid El-Chami m'ont conseillé de passer quelques jours à la maison de mon fils pour me reposer. Mais Saint Charbel m'a apparu la nuit et m'a dit : "Ne fuyez pas les gens et ne manquez pas de foi. Je vous ai blessée par la puissance de Dieu afin que les autres vous voient, car beaucoup d'entre eux se sont éloignés de la prière et de l'Église; ils ne respectent plus les saints. Vous ne pouvez rien faire pour eux! Dites à ceux qui ont besoin de moi que je suis présent toujours à l'ermitage. Je vous demande de visiter l'ermitage le 22 de chaque mois et d'assister à la messe le long de votre vie".
Le lendemain, quand je me suis réveillée, j'ai vu sur mes plaies cicatrisées des points de suture. Trois fils du côté droite et deux du côté gauche.
Dès lors, je n'ai cessé de participer chaque jeudi, le jour du miracle, à la procession de Saint Charbel chez moi à Halat.

Le 15 août 1993, alors que j'étais à la campagne, j'ai vu Saint Charbel au cours du rêve. "Nohad, récitez le rosaire chez vous, le premier samedi de chaque mois", a-t-il dit.
Le lendemain, je me suis réveillée comme d'habitude et après avoir brûlé de l'encens devant l'autel et allumé une bougie, j'ai entamé ma prière. En regardant l'image de Saint Charbel, j'ai remarqué qu'elle fait couler de l'huile. (Elle n'a pas cessé depuis). Le 6 novembre, pendant que je participais à la procession de la Vierge Marie avec un nombre de croyants et pour la première fois, l'image de Saint Maron a commencé à faire couler de l'huile. (Elle n'a pas cessé depuis).

Le 2 septembre, j'ai vu Sainte Rita au cours du rêve pendant que je priais devant le sanctuaire de la Vierge à la campagne. Elle a posé sa main sur mon épaule, m'a embrassée sur le front et m'a dit : "je vous félicite, votre foi est grande". Avant de lui raconter ce qui s'est passé, elle m'a signalé : "je sais. Saint Charbel vous a opérée. Le deuxième moine, celui qui vous a donné à boire, est Saint Maron" ».